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L'empire du Mali comprenait les actuels territoires du Mali, Sénégal, Gambie, Guinée et Mauritanie, mais c'était plus le centre d'influence de cette vaste
région qu'un vrai empire. Le territoire comprenait trois régions distinctes : la région du Sénégal avec une population parlant des langages du Niger-Kongo,
les états centraux de Mande occupés par les Soninkés et les Mandinkes, et la région de Gao occupée par un peuple parlant Songhay.
Le plus important des rois du Mali fut Mansa Musa (1307-1332) qui a étendu l'influence du Mali à travers les cités-états de Tombouctou, Gao et Djenné.
Mansa Musa était un musulman pieux qui édifia de magnifiques mosquées dans l'ensemble du territoire, et son pèlerinage à la Mecque avec un chargement d'or fit
de lui une figure historique (Mansa signifie 'roi des rois').
C'est sous le règne de Mansa Musa que Tombouctou devint l'un des plus importants centres culturels non seulement de l'Afrique, mais du monde entier.
Sous le patronage de Mansa Musa de grandes librairies furent construites et des madrasas (universités islamiques) fondées ; Tombouctou devint un lieu de
rencontre des grands poètes, érudits et artistes d'Afrique et du Moyen-Orient. Même après le déclin de la puissance du Mali, Tombouctou resta le plus important
centre islamique de l'Afrique sub-saharienne.
Après la mort de Mansa Musa, le pouvoir du Mali commença à décliner. En 1430, les touaregs berbères au Nord s'emparèrent d'une grande partie du territoire
malien, dont la cité de Tombouctou, et une décennie plus tard le royaume de Mossi au sud conquérit presque la totalité des territoires méridionaux du Mali.
Finalement le royaume de Gao, qui fut rattaché au Mali sous le régner de Mansa Musa, donna naissance au royaume de Songhai qui finalement éclipsa le pouvoir du Mali.
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L'empire de Songhai occupa un territoire couvrant des parties des actuels Guinée, Burkina Faso, Sénégal, Mali, Mauritanie, Niger et Nigeria. Cet empire
fut détruit à son tour par l'invasion marocaine de 1591 menée par le sultan Ahmed el-Mansour.
Avec le déclin des routes commerciales trans-sahariennes, la région ne représenta plus qu'une faible importance stratégique et fut divisée en plusieurs
petits royaumes au cours des deux siècles suivant, et ceci jusqu'à l'arrivée des colons français. En 1895 le Mali fut intégré dans l'Afrique de l'Ouest française.
Le chemin de fer reliant Dakar au Niger fut inauguré en 1920 et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) fondée. Le reste du territoire pris le nom de
Soudan français, avec Bamako comme capitale. En 1956 le Soudan français devint une république autonome de France et en janvier 1959 fut joint au Sénégal pour
former l'Union du Mali, qui obtint son indépendance de la France le 20 juin 1960. Par la suite Modibo Keïta proclama l'indépendance de la république du
Soudan sous le nom de République du Mali le 22 septembre 1960 et devint son premier président. Le pays devint un membre des Nations-Unies quelques jours
après, mais était sous influence soviétique.
En novembre 1968, l'échec de la politique économique du président Keïta provoqua un coup d'état militaire qui mit au pouvoir le président Moussa Traoré.
La situation économique ne s'améliora pas et le pays connu des famines en 1968-74 et 1983-85. Un conflit territorial au sujet de la région d'Agacher se
transforma en guerre avec le Burkina Faso en 1985-86. Le régime tomba en mars 1991 après plusieurs mois d'émeute et de rébellion armée.
Durant la présidence de Moussa Traoré deux attractifs codes miniers (1970 et 1991) furent adoptés. Ces codes avaient stimulés l'exploration minière au Mali.
Un gouvernement temporaire fut mis en place pour organiser la transition et une nouvelle constitution approuvée par referendum en février 1992.
Alpha Oumar Konaré a été depuis l'indépendance le premier président élu démocratiquement à l'issu d'élections libres. Il fut réélu en mai 1997.
En mai 2002 le général Amadou Toumani Touré (candidat indépendant) a été élu président.
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